Peacock Bass Expedition Nord du Brésil
par Chambord58
1ère PARTIE. Arrivée à Manaus
Nous devons prendre l’hydravion le Samedi 7 Janvier à Manaus (Brésil) à 8 heures donc embarquement à 6h du matin.
Je doit donc retrouver François D. le Jeudi 5 Janvier à Roissy à 21h pour un vol Paris/Sao Polo, départ à 23h.
Arrivée 8h00, correspondance 2 heures après pour un vol sur Manaus arrivée à 12h30, hôtel, derniers achats, et le lendemain matin hydravion.
Les 2 doigts dans le nez , tout roule. YESSSSSSS…
21h Roissy, Ok pour moi, que dalle pour François D, sur-booking. Pas bon.
Discussion. Vol pour Rio : départ 23h15 arrivée 8h30.
Reste le vol pour Manaus : départ 10h00, arrivée 13h 30
Nos bagages changerons normalement de soute tout seuls. YESSSSSSSS.
9h00 embarquement pour Manaus. “Où sont vos bagages ?”, “dans l’avion”, “no possible” et blablabla…
Et ils retrouveront nos affaires à 9h56. Donc Adieu le vol Manaus.
Discussion avec Air France Brésil, un vol Rio/Manaus est possible à 14 h avec la TAM.
12h embarquement et “No possible” pas de place. Et ça recommence…
Discussion avec AF Brézil : Vol Rio/Brazilia à 18h ensuite 3h d’attente et Brazilia/Manaus avec GOL.
Nous arrivons enfin à Manaus. Nous sommes à présent samedi.
A ma montre il 2h33 du matin, il nous reste donc 3h30 avant d’embarquer dans l’hydravion.
Pour un Paris/Manaus nous affichons 34 heures au compteur, décalage horaire compris. une EXPEDITION !!!
AIRPORT ouvert, un bar aussi. Nous allons attaquer et nous le méritons bien, les Féfés brésilien glacé à souhait.
A la tienne, à la mienne et de bon coeur pour faire passer le temps.
Un avion se pose, les gens descendent et François D. aperçoit 2 gars avec un tube.
Les Frères THOR arrivent, à la tienne à la mienne.
6h00 du matin, Olivier nous retrouve à l’airport accompagné de 3 sud africain, Mike, Jean, et ….. (jamais pu enregistrer son first name).

Nous sommes tous là pour le peacock bass.
2ème PARTIE. Départ de Manaus pour le carbet flottant
Pour situer nous sommes au nord du Brésil sur un bras du Rio Negro
Le carbet flottant se trouve sur la rivière Araca, au nord de Barcelos. Il nous a fallu 3 heures d’avion à partir de Manaus pour rejoindre notre point de chute.

Tout est grandiose pour un sanglier comme moi, la largeur des fleuves, c’est un truc de OUF, dingue, des millions de M3 d’eau

le blanc, c’est du sable d’une finesse…. Nous ne sommes pas à Maurice, mais en amazonie,
rien de ce que j’imaginais, j’avais tout faux, je pensais trouver un genre de Takari tanté.

Allez, nous tenons le bon bout, on arrive

Le zing se pose enfin et nous pouvons distinguer de la cabine, le fameux carbet à gauche, le groupe au milieu, et un bateau de remorquage à droite.
Le carbet est composé :
- d”une cuisine dernier cri
- d”une salle à manger de 2 tables de 4 pers
- de 4 chambres de 2 lits, très spacieuses, ayant chacune sa douche, wc, lavabo
Le tout climatisé.
ensuite 4 barques alu de 6 m avec moteurs de 15 à 25 CV et de moteurs électriques pour les dérives.

Vive l’Afrique du Sud,
Ces 3 là + le Dob, une équipe à faire ripper le soleil.

Nous sommes arrivés sur place vers 11h, débarquement du barda, prise en compte du carbet, montage des baguettes dans la foulée.
-12h30 repas ………..Oui nous sommes dans le luxe
-13h00 sur les pirogues pour la pêche : aucun retardataire.

3ème PARTIE : Départ en pêche à 13h
1ère mise à l’eau des pêchetrouilleurs :
Un challenge fut crée:
Pour le plus gros poisson pêché dans la journée, le pêcheur fumera le soir un barreau de chaise de Cuba offert par l’Afrique de Sud.
Ils deviennent vraiment intéressants ces gaillards là !!!
Les équipes : François D. + Dominique / 2 Sud Afrique / Olivier + 1 Sud Afrique / François T. + Pascal.
Allez c’est parti pour l’après midi.

Une petite barbelette pour Pascal, ça tire déjà plus qu’un brochet de 70cm.

Idem pour mon partenaire, une barbelette plus grosse.

Tiens tiens un bigoudi, non bicouda.

Barbelette pour François D. aussi

AAAAH il est pas comme les autres celui là, et bien plus gros, 4 kg, un PACA pour François.

Le voilà encore celui là, le DOB, et HOP LA 6 Kilos et les 3 bandes Addidas !!!

Nous rentrons vers 18h, température de 11h à 15h de 35 à 40 dégrés. Nous sommes tous fatigués, une bonne douche,
un ou deux Féfé. cet après midi a été bon pour tous, avec des attaques de OUF.
Que de la discussion sur ce poisson de dingue, pas une plaisanterie sur la gente féminine.
Le décor extérieur, intérieur, le fleuve, le poisson, la joie, …………..It’s NICE
Nous mangerons vers 19h45 et extinction des feux à 20h30.
Demain réveil à 5h30, départ 6h30 pour être en pêche pour 7h00.
Au fait, j’ai oublié de vous dire, le challenge et bien le 1er cigare va pour le Dob. Vive l’Afrique du Sud !!!
Merci Fidel pour ce bon barreau m’évitant certainement ainsi une Castro.
4ème PARTIE: Une journée de pêche
Pour ne pas perdre de temps sur l’aller-retour, nous ne mangerons pas au carbet le midi.
Pour de problèmes de langage, 1 fois sur 2, olivier et moi piroguons avec un sud africain : Yes, No, party, soubida, drink, skycoca, et tout le tralala. No problem c’est pour le Dob !
En plus le guide est brézilien : et blablabla et blablabla, mais qu’est-ce qui me veut???? Je le vois se lever de la barque et aller dans la glacière prendre une bouteille d’eau. Il ne pouvait pas me demander de la flotte tout simplement, pufffffff ils sont d’un compliqué.
Ce dimanche: pluie 1h 1/2 le matin et après gros coup de chauffe.
Avons pêché quelques barbelettes et un bicuda pour Jean, mon coéquipier.
Un joli arawana pour François

Toujours pour François…


Le repas se compose de quelques barbelettes, accompagnées d’un peu de riz, d’haricots, de kwak et d’un citron? C’est très bon.

Une fourmillière

Je m’exZALT en voyant ces jolies couleurs.

Tiens le voilà celui là, pas tout à fait l’orvet de chez nous, on m’a bien dit le nom mais je n’ai rien compris sauf qu’il ne fallait pas y toucher.

Les François ont fait fort :


François T. fait en fin d’après-midi un 9 Kilos dont je n’ai pas encore la photo.
Pour l’ensemble ce fut une journée difficile et fatiguante.
Douche, apéro, manger et les frangins, Olivier et François vont se coucher de bonne heure.
Les 3 sud afric et le dob après “blablabla” s’entendent pour prendre une bottle de whisky et faire la teuf avec les guides sur le remorqueur.
Autant le matin j’avais du mal à m’exprimer avec eux et inversement que le soir tout allait pour le mieux du monde.
5ème PARTIE: La VIE
Une belle couleur.

Une tortue.

Un piranha, je ne sais pas trop comment cela s’écrit, c’est un peu comme le capïri.

Moment de détente avec Mike et le guide de 14h à 16h, trop chaud pour nous, manquerait disons (”chut”), quelques barbelettes. Je plaisante……


Une race de pacou.

Un autre pacou.

Nous avons aussi pu voir avec François D., des dauphins. Enfin voir est un bien grand mot, cela va vite pour reprendre de l’air, alors pas de photo.
Le cigare sera pour l’Afrique du sud ce soir, je n’ai pas la photo, mais ooooh là un 11 kilos !!!
Tout le monde sera content de cette journée.
Le soir idem, comme d’hab.
21h le sud et la france partent faire la soubida avec les guides sur leur tapouille.
6ème PARTIE :
Il me semblait bien que ça ne tirait pas comme d’habitude sur la baguette.
Qu’elle ne fut pas ma surprise et ma joie en voyant sortir sa tête de l’eau
Certes petit mais un aïmara quand même. François D. en sorti un aussi du même gabarit.

Un gringo de 5 à 6 ans vient nous rejoindre sur le fleuve afin de récupérer une boite de coca.

Encore quelques beaux poissons dont ce 8 kg.

et Dominique avec ce 7 kg.

Je n’avais pris qu’une cartouche de cigarettes, une à droite, à gauche, aux guides et Hop là il n’y en a plus.
Donc la solution était de fumer du tabac local.
Un paquet de Marata me fut offert avec un paquet de feuille.
Ci-joint photo : paquet plastique, après ouverture le tabac se révèle d’une couleur noire violacée, assez fin.
Les anciens pour savoir si le tabac était bon, en mangeaient un peu, je n’ai pas dit chiquer.
J’ai gouté, c’est bon. Yesss, terrible. J’en roule une, et l’allume
Pour tout vous dire : Faute de grive, on fumera de la “merde”.

Voici les leurres que j’avais mis dans la valoche
Ceux du dessous ont très bien marché, ceux du dessus tout faux

Le dernier, en bas à droite de chez Sébile, version peacock en 15 cm, un malheur, il n’est pas sur la photo, je me le suis fait piquer par un gros peacock, agraphe sakura de 30kg ouverte lors de l’attaque.
François T. s’est fait péter une tresse de 80lbs par un gros sur un démarrage.
Jean (Afr. du S.), le matériel n’était pas très adéquat, moulinet céros 3000, prend une attaque d’un gros à 25m des arbres, la bobine lâche du fil. Il sert le frein à bloc, le poisson a gagné en rejoignant les molonguos.
Le peacock est un poisson qui déboite.
J’ai eu à la chance avec François D., de voir 4 chasses à 50m de gros le matin et 1 l’après-midi. Le poisson prend 40m en 2,5 secondes, les barbelettes de 1 à 2 kg giclent sur une hauteur de 1,5 à 2 mètres. Inimaginable, indescriptible, il faut le voir pour le croire, c’est d’une violence. Ne me parler pas de photos ou de films, pas le temps de penser à tout cela.
Avec Jean, nous avons eu une attaque à 3 mètres de la pirogue dans le sens de la longueur, panique à bord, lance le leurre, perruque, enfin le bordel dans la barcasse
A 50m on a l’angle de vision pour suivre l’attaque, mais à 3 m, on ne comprend rien, un TGV est passé. RIEZ bonnes Gens
Résultat: état d’un super spook sur mon 1er peacock de 6 kg
Après remise à l’eau du poisson, j’ai remisé le Super Spook dans la boite.

Je sais cela parait invraisemblable, et pourtant……..
Donc le souci était de faire cette journée là, le plus gros poisson afin de déglinguer un barreau de chaise le soir.
Encore Merci Mike pour ce challenge; Vive l’Afrique de Sud

7ème PARTIE et FIN
Pendant que nous cassions la croute le midi, le guide nous fit signe que quelque chose se passait dernière nous, il y avait un tronc à 1.5 mêtre de nous, et un grand malin s’y glissait.
Le guide coupa une branche avec une fourche, et coinça la tête de ce chenapan, se saisi de cet intrus d’une longueur facile de 3.5m.


Mike et moi étions sauvés de cet anaconda par notre vénéré guide. HOP LA cela s’arrose : une SKOL (bière).

Nous avons passé quelques soirs, sur la barque à pêcher le poisson chat et avons tous abandonné.
C’est envahi de piranhas, 10 secondes après avoir lancé un bon morceau de bicouda, plus rien sur le circle, il est comme neuf.
Mais de belles images du soir resteront dans ma tête


Tiens une petite barbelette, qu’il est beau ce poisson d’eau douce.

En pirogue lors de la pêche nous remontons le fleuve, le carbet flottant remontera en début d’après-midi, tiré par un remorqueur suivi du groupe électrogène.
Donc la nuit nous dormons tranquillement. Ce qui n’est pas trop le cas quand les bateaux hôtel remontent le fleuve de nuit.
l
Nous avions 13 personnes s’occupant de nous (à 8 pêcheurs).
- 4 guides
- 1 intendant
- 1 maitre d’hôtel
- 1 cuisinière
- 1 aide ménagère: linge lavé et repassé tous les soirs
- 1 mécano
- 4 personnes pour s’occuper du reste
Les distances de lancer se situent entre 40 et 50m pour ne pas effrayer les gros tucunarés, avec une fréquence de 800 à 1000 lancés/jour.
Le mieux est de prendre des cannes casting XXH d’1.75m maxi pour 40lbs pour manier aux mieux les fameux Wood Chopper qui néssésitent des tirées d’1 m.
Les moulinets doivent avoir un ratio de 80 cm avec un bon frein.
Les triple : ST 56 mini, anneaux brisés de 150 lbs minimum, les agraphes de 30kg ont été ouvertes.
Ca y est vous êtes prêt à venir taquiner ce Caterpillar d’eau douce.
Dernier levé du jour pour le Dob sur la rivière Acara.

Notre serveur, très gentil, nous sert quelques caïpiri en attendant le départ, disons quelques tournées….. mais pas que 5

Dernière photo du groupe français, mais avons tous, comme l’Afrique du sud, le coeur serré.

L’Afrique du sud et la France firent un 7kg au moins.
Les Frangins 2 de 9 Kg.
Dominique et moi 8 kg.
Le Sud un de 11kg.
En dessous on ne compte pas …
Adieu jolis poissons et passons le relais aux autres pêcheurs qui veulent le découvrir à leur tour.

On en parle sur le forum : http://www.pecheaubar.com/punbb/viewtopic.php?id=43599











